17 juin 2000 / France / Fréjus / Amphithéatre Romain
Capacité : 3500 personnes.
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Titres joués : Commentaires :
  1. 'Optimistic'
  2. 'Bones'
  3. 'Karma Police'
  4. 'Planet Telex'
  5. 'The Morning Bell'
  6. 'How To Disappear...'
  7. 'Street Spirit (fade out)'
  8. 'Talk Show Host'
  9. 'Everyone / The National Anthem'
  10. 'Kid A'
  11. 'No Surprises'
  12. 'Lucky'
  13. 'Fake Plastic Trees'
  14. 'You & Whose Army'
  15. 'Knives Out'
  16. 'Airbag'
  17. 'Just'
  18. 'Everything In Its Right Place'
    Premier rappel
  19. 'My Iron Lung'
  20. 'Egyptian Song'
  21. 'Lurgee'
  22. 'Paranoid Android'
    Second rappel
  23. 'Exit Music (for a film)'
Photos :
Bientôt, les photos du concert par NODATA.

[Version longue. Pour la version courte, cliquez ici, ou pour Radiohead]

J'ai une culture relativement récente des concerts de Radiohead, et assez limitée (50 minutes à Paris en 1998, 25 minutes Amsterdam en 1999, et des bootlegs par-çi par-là), mais ce concert à Fréjus a dépassé tous les précédénts tant le groupe semblait heureux d'être là (tout comme le publique), tant l'endroit était magnifique et l'ambiance génial.
Accompagné de (ou "accompagnant", selon les versions) Mona, moitié du dyniamic duo de ne pas a.v.a.l.e.r., nous nous sommes rapidements (et je ne sais comment) trouvé au milieu d'un groupe de connaissances Interneteuse (pedronicocécilesamjuliencaroyoannmarjoriemarion&d'autres) qui nous permis d'attendre à l'ombre des palmiers pendant les 6 heures séparants le déjeuner de l'ouverture officielle des portes. Ambiance donc sympa, au milieu de visiteurs de tous pays (même d'Argentine : Gabi de Nothing To Fear). Durant l'attente, on entendra le soundcheck de Rh, dont 'The Tourist' jouée deux fois.
A 17h30, début du moutonnisme panurgial : certains ont décidé qu'il était temps de se rapprocher des barrières (situées en plein de soleil), donc mouvement de foule et sitting général. Mieux : à 18h30, certains décident qu'ils est temps d'attendre debout devant les barrières, donc... Les mots ne peuvent décrire le mélange des odeurs à ce moment : sueur, vin (bu à la bouteille par nos voisins anglais), folle fumée et autres apports corporels ont forgé notre environnement pendant une heure d'attente angoissée ("J'espère qu'on sera bien placés").
Les grilles ont fini par s'entre-ouvrir à l'heure prévue, 19h30, après moult cris inutiles de la foule. Au compte-goutte, les premiers entrés courent se placer devant le centre de la scène. Le petit groupe où je suis arrive trop tard pour avoir un emplacement intéressant dans la fosse, aussi nous montons dans les hauteurs de l'amphithéatre, et nous installons face au centre de la scène : nous ne seront pas les moins à plaindre. J'aperçois Caromarjo&co assises sur les gradins de droits, un peu plus haut Mona, Yoann, devant la scène mais à priori trop à gauche Cécile&marion, et Pedro débarquera tranquillement pour s'installer à coté de la table de mixage.
Nous apercevons dans la foule des personnalité telles de Francis Zégut (de la radio Ouï FM), Marc Huyghens (du groupe Venus, qui selon les rumeurs aurait dû jouer ne première partie) ou Melanie (de w.a.s.t.e.).
L'amphithéatre est divisé en deux, avec d'un coté fosse et gradins (avec table de mixage et table d'éclairages), et de l'autre l'immense scène où les instruments de deux groupes sont installés (certaines sont protégés du soleil par des couvertures isothermes) et une tente de chaque coté : guitares et seconde table de mixage.

Voilà pour les présentations.
La public arrive au fur et à mesure, tandis que les roadies et certains membres de Laika, forcément anonymes, font les derniers essais du matériel. Une petite musique pas désagréable à court terme tourne en boucle...
Arrive Laika : première partie sympatoche, un peu toujours le même tempo, même si le batteur s'evertue à trouver des rythmiques intéressantes. Bons petits sons au clavier, bonne basse, guitare basique (mais bon elle chante en même temps), et voix trop fluette pour donner toute leur ampleur aux chansons du groupe. En groupe, un peu trop répétitif à la longue. Une sort de sous-Portishead, je dirais.
Entracte avec de vieux standards du jazz/blues du début du siècle, très sympa à mon goût, en comparaison avec tous ces concerts où l'entracte consiste à mettre le dernier album de Massive Attack.
Au bout d'une heure d'attente, arrive le groupe. Rapides coucou, et on entre dans le vif du sujet :
'Optimistic' : c'est à mon avis risqué de débuter un concert avec une nouvelle chansons, mais apparemment ça marche bien. Phil qui martèle sa batterie de manière très hypnotique, Thom qui nous fais ses vocalises, jusqu'à l'accéleration finale. Bon refrain, bon riff.
Puis 'Bones', reconnaissable avant même le début par les tests de pédales de Jonny. Début des pogos et slams.
Thom annonce 'Karma Police' à sa manière : "A quatre : un, deux, trois, quatre". Mais à la différence du concert pour Amnesty, il n'a pas l'air de se moquer du public qui chante en coeur, plutôt de rire avec eux. Certains trouveront tout de même le moyens de pogoter dessus. Apparemment le public est largement consititué de demandeurs de rock, et attendent probablement le 'Creep' salvateur. Tout le monde chante en choeur...
'Planet Telex', classique, plus rock que sur 'The Bends', forcément. "Merci", dit Thom.
'The Morning Bell', second nouvelle chanson. Batterie bizarre, voix haut perchée, claviers, mute-guitar... On dirait du Trip-hop, très "ambiance", entêtant.
"Another...nouvelle chanson". On a du mal à reconnaitre l'intro, jamais entendue, puis Thom gratte sa guitare, départ de 'How To Disappear...', chanson déjà connue des adeptes de Napster, et qui trouve dans le live sa meilleure incarnation. Très calme, avec un écho dans la voix de Thom et des sons étranges surgissant des guitares, la chanson évolue, au long de plus de 6 minutes, vers un tout qui rempli l'espace sonore. Une merveille. Un classique, déjà, très mélancolique.
Enième changement de guitares, Thom lance l'arpège de 'Street Spirit', que l'on a plus l'habitude d'entendre en fin de concert, mais qui ici trouve sa place après 'How To Disappear...'. Comme d'hab', je suis toujours autant impressionnant par Jonny, jouant à la fois le riff à la guitare, et pressant du bout de celle-çi les touches du clavier pour faire les choeurs.
Un test de guitare, et je reconnais le son de 'Talk Show Host'. Thom chante "You want me"... A fait s'arrêter le groupe, "Start again". Savoir si c'était préparé ou pas, pfffffrt, mais le ça amuse autant le groupe que la foule. La chanson repart, et se déroulera normalement, avec sur la fin les lumières de la scène lançant des flashs orageux (qui rendaient mieux, à mon goût, dans l'enceinte fermée de Bercy, mais bon, hein...).
"Merci beaucoup".
Jonny se saisit de sa radio, et l'agite pour capter les émissions locale. Seulement il ne s'agit pas de 'Climbing Up The Walls', mais de 'Everyone / The National Anthem', avec son rythme rapide, ses samples, sa basse techno, Thom au clavier... Un longue intro, jusqu'au chant. Ca sonne très techno, tout ça. Ca se termine avec un long final, sorte d'énorme boucle sonore. Mitigé, à mon goût.
Jonny s'installe au piano et entame un "riff" assez peu mélodique mais qui fonctionne, puis Phil entre avec un batterie type "course à pied", et la contrebasse de Colin... Chanson totalement inconnue, très dissonante, bizarre. Une sorte de rêve/cauchemar. Pour le final, Jonny sort son harmonica, tandis que Phil se défoule sur les cymbales et Thom sur son petit clavier. Final. Thom : "That was, huh, I'm not gonna tell you. I don't wanna tell you, just the one or two people who are gonna make the mp3s!", et Ed, en rigolant : "It's called 'Kid A'". Première nouvelle "nouvelle chanson" de la soirée, donc.
'No Surprises'. La foule bat le rythme, et évidemment hurle pendant le "Silent......". Grr.
Ed gratte la tête de sa guitare : c'est 'Lucky'. La foule chante. Mal, mais chante. Enorme coup de projecteurs sur la foule pour le final, magnifique.
"Merci", et Thom embraye sur 'Fake Plastic Trees'. Et la foule de reprendre en choeur. Cette version ne surpasse pas à mon goût la puissance de la version du Tibetan Freedom Concert de 1998, mais tout Radiohead se résume par cette chanson. Enfin, le Radiohead "d'avant", apparemment. Et la foule de taper dans les mains pour le final.
"Thank you very much".
Le piano est placé au centre de la scène, Thom s'y installe à la manière d'un diva, et reste tourné vers la scène. Il chante d'une voix cassée de crooner, avec Jonny enchaînant les accords. Chanson inconnue, même de ceux venant d'Arles... Au deuxième refrain, tout le groupe entre en scène, et la chanson se transforme en un rock'n'roll plus classique. Superbe. Mais on n'aura son nom qu'après le concert, en attrapant la setlist : 'You And Whose Army'.
Aparté entre Ed et Thom :
Ed : "What ?"
Thom : "Who's winning ?"
Ed : "England wins 1-0, thanks to Shearer. How the fuck did we manage to do that ?"
Thom : "Bloody [?] in England ! This is a song about eating people, thank you very much".
Voilà pourquoi la visage d'Ed, grand fan de football, était assez tendu depuis le début du concert. Maintenant tout va bien, l'angletterre gagne, chantons la chanson sur la cannibalisme : 'Knives Out'. En sept mois, la chanson n'a pas beaucoup changé depuis le premier webcast. L'air franchement plus détendus depuis l'annonce de la future victoire nationale, Ed se voit donner le chant par moment, sorte de blaque de la part de Thom. La chanson elle-même reste encore proche de la sonorité de 'Paranoid Android', et stoppe brutalement.
'Airbag', première chanson où Phil a experimenté les beats technoïdes, et qui depuis s'amuse à faire la boite à rythme vivante sur les nouveaux morceaux.
'Just', et réaction générale de la foule, déchainé avec ce morceau très, euh... "dansant". Et la foule ne se gênera pas pour pogoter joyeusement dessus. Joie.
"Thank you. This is a new song called 'Everyting In Its Right Place'". Thom se place au Rhodes, tandis que Ed et Jonny se pose par terre avec leurs sampleurs. Thom : "Are you receiving me ?", Ed & Jon : "Yeah". Jon improvisera avec son sampler sur la voix de Thom, tandis qu'Ed s'amusera à trifouiller le son du Rhodes. Le rythme est la encore très techno, simpliste. On regarde Ed et Jon par terre, Colin à la contrebasse, puis on s'aperçoit que Thom se tient debout au mileu de la scène, face à la foule, les bras balants, alors que sa voix tripartouillée résonne encore dans les enceintes, que la chanson continue. Et entame une danse de son cru. Savoir s'il se moque des nightclubbers ou si c'est sa manière de danser. La foule l'encourage en battant des mains, jusqu'au final de cette chanson longue de presque 7 minutes. "Good night !" Ils s'en vont en applaudissant la foule.
Le rappel, quasiment obligatoire dans tout concert. Alors que pour les autres chansons, les gradins restaient assis la plupart du temps, saluant d'une stand-up ovation la chanson particulièrement fortes ou connues, ici tout l'amphithéatre s'est levé pour rappeller le groupe, et restera debout jusqu'au bout du concert.
'My Iron Lung', autre chanson pogotante, qui fera office de 'Creep' pour les plus avides de chocs.
Thom au piano lance 'Egyptian Song'. J'ai déjà pu écouter cette chanson l'année dernière au Tibetan Freedom Concert, toute simple, Thom seul au piano, très belle. Et cette version est incroyablement supérieure, très bien arrangée, superbe. C'est là qu'on sent le travail accompli en un an... Tout le groupe participe, Phil avec un rythme très jazzy, des sons provenants des guitares. Cette chanson est incroyablement belle.
Thom : "This is one of our strange first record".
'Lurgee', ma chanson préférée de 'Pablo Honey', et l'un de mes espoirs pour cette soirée, sachant qu'ils l'ont jouée deux jours auparavant à Barcelone. Il entre très bien dans la sonorité des chanson d'OKC ou du nouvel album. Le final est superbe, et trop court, beaucoup trop court.
"Thank you very much to like us, to support us this evening". Trois petites notes et Thom s'arrête. On a reconnait 'Paranoid Android'. Il se tourne vers Ed : "Ed, you wanted to say something, go ahead".
Ed : "Oh yeah, big day on the football, England did won 1-0, and Shearer scored the goal". Tous se marrent.
Thom : "Here we go, this is for all footballers, who take ...", il fait mine de sniffer de la coke, "what do I say ?", et enchaîne sur 'Paranoid Android'.
Il s'en vont, à nouveau. Il n'y a eut qu'un rappel sur les deux dates précédents, mais cette fois Colin revient sur la scène et s'adresse à la foule en français : "Merci beaucoup pour ce soir, c'est fantastique, si c'est possible si tout le monde pouvait chanter "Allez Shearer" ensemble...". Bonne blague, mais la vaste majorité de la foule comprendra "Allez Chirac", et donc tout le monde hue (dont votre serviteur), pendant entrer dans le jeu de la blague de Colin. Mais en fait on froisse l'égo national des 5 gars : si Colin rit gentillement de la réaction du public, Ed écrira le lendemain dans son journal qu'il a était déçu de cette réaction, somme toute normal pour le pays de Zidane. Colin continue : "Merci, merci beaucoup pour ce soir, pour votre alcool, pour l'ambiance à Fréjus, merci beaucoup". Le reste du groupe monte sur scène, Ed se mettant à faire des révérence appuyées à la foule, "voilà l'équipe". Joueront-ils 'The Tourist', que nous avons entendu deux fois aux soundchecks ?
Non, c'est 'Exit Music (for a film)'. Et malheureusement les fans hurlent leur joie pendant un long moment avant de se calmer et à chaque silence de Thom. Enfin, toute la foule reprend le chant, comme une grande messe, comme un rassemblement de secte. Freaky. La chanson s'achève, superbe, évidemment. Déchaînement de la foule, "Bonsoir tout le monde, merci", ils s'en vont en applaudissant eux-mêmes longuements le public, les Greenwood se congratulent, ils ont l'air content de leur soirée, et le public en demande encore...
Mais c'est bien la fin. Les lumière se rallument, les roadies rangent le matériel. 23 chansons, dont 9 du nouvel album, et un second rappel imprévu. Un grand concert.
Je reste avec mon petit groupe installé sur les gradins tandis que la "salle" se vide, à discutter de ce qu'on vient d'entendre et de voir, se lancer dans des expectatives sur le prochain album (dont, sur les trois derniers concerts, le groupe a présenté une bonne partie des titres. On voit les roadies en train d'avancer leurs barrières, pour pousser le public restant hors de l'enceinte. Nous même nous décidons à sortir, Sam écoute son enregistrement, on peut voir du haut des gradins la foule accumulées autour du stand w.a.s.t.e. où s'active, entre autres Mel. Il faut évacuer les lieux, et toute la splendeur d'une foule qui aime Radiohead se profile devant nous : le sol alentour, où l'on a attendu l'ouverture des portes alongés dans l'herbe, est jonché de détritus, de boutielles de verre, de reste de sandwich. Fréjus paye son tribut, désolé pour eux. La foule se disperse (vers l'hotel, vers la maison, vers la porte d'où sortira le bus du groupe... Je profite de ce manque de gens alentour pour me commander un t-shirt (au risque de me faire brûler la main à coup de cigarette, merci mademoiselle) et taper l'bout d'gras avec Mel. De cette courte discussion, je comprend que je dois être le 2000ème à la reconnaitre, le 1500ème à lui dire bonjour, et le 400ème à lui dire que j'ai un site web sur le groupe. Bah, je ne suis pas fait pour la gloire internationale de toute façon.
Notre petit groupe reste devant les portes, discuttant, évitant soigneusement de répondre aux appels répétés des vendeurs de posters (pourtant officiels) ou de t-shirts Muse (?!), aidant Gabi (l'argentine de NTF) à retrouver son chemin vers l'Oasis. Accompagnant Mona au stand t-shirt (maintenant que tout les autres ont eut le leur), j'ai l'occasion de parler un peu plus longuement avec Mel, et même (je n'ose en parler) de lui serrer la main (j'ai osé). Une bonne excuse pour ne plus jamais me laver les mains, ouaaaaaais.
Déambullationnage avec Mona, tandis que tout le monde se rentre, et l'on tombe sur un couple d'ami du fanclub, Laurence et Pierre, subtilement installé au bar juste en face de la sortie du bus de Radiohead. Installation-discussion, joie, ils nous offrent le gite pour la nuit (enfin, jusqu'à notre train de 7h, et il est déjà 2h), ainsi qu'une douche. Le rêve.
Radiohead ne sortant toujours pas de leur grotte (seul Bono de U2 est sorti, au volant de sa BMW), nous évacuons les lieux et marchons vers le véhicule du couple sus-mentionné. Bon guide, Pierre se plante dans les directions et l'on se retrouve au point de départ (le fameux bar) au moment où la vingtaine de fans est en effervescence. A tout hasard, On s'arrête et, ô mirable, le bus sort offectivement, mais sans que les fans ne puissent voir personne à travers le vitre. Installé plus loin avec Pierre, je vois Jonny qui ouvre le rideau à l'avant pour parler au conducteur, et cafte l'info aux fans libidineux, plusieurs fois, jusqu'à ce que certains viennent vérifier mes dires, et se mettent à quémander une signature à travers la vitre du conducteur. L'attroupement devant cette vitre se forme, Mona court vers la voiture et vide son sac pour trouver un truc à signer, tout en me confiant la tâche de photographier Jonny et Ed (car c'était lui) de manière avantageuse. Une nuée de fan sanguinaires s'accrochent à leurs papier, tandis qu'Ed et Jonny, pourtant apparemment fatigué, font dont de leur corps et signent à tour de bras tout papier arrivant à leur portée. L'hystérie collective, y'a qu'ça d'vrai. Une autre fan allumée mais plus maligne s'est mise de l'autre coté afin de déclarer son amour au groupe, et Ed de la remercier pour ce geste attentionné.
La séance de folie se termine, on va p'tet les laisser partir en Italie. Au moment où le car embraye, Thom ouvre rapidement le rideau, le temps à priori de voir combien de personne avaient fait le pied de grue jusqu'à 3h pour faire griffoner leurs billets de concert;. Le car s'en va, suivi de près par deux voitures... Nous rentrons, profiter de la douche (froidre, certes, mais offerte), du lit et du réveil-matin (au fait, Mona, j'y ai repensé : c'est de ma faute finalement).
Réveil en douceur, Pierre nous pose à la gare, et retour sur Babylone. Dormir.
-Xavier.

Mes impressions en vrac : Le lieu était superbe. Surtout de nuit et avec les éclairages de radiohead qui sont vraiment absolument magnifiques. Coté éclairage là ou c'était le plus beau à mon avis, c'est quand il y avait les lumières toutes rouges qui éclairaient à la fois le groupe et le public, c'était ...wow.
Pour en revenir au lieu, malgré ses 10000 places, on était jamais très loin de la scene. Coté public, la fosse bougeait pas mal, par contre dans les gradins (nous on était au 1er rang des gradins) c'était mou mou mou.
Je m'attendais à ce que tout le monde se lève quand radiohead arriverait et que dalle. Les gens se levaient un peu (et quand je dis un peu, c'est vraiment une petite partie) pour les gros hits (karma police, lucky etc...) et le reste du temps ils allaient meme jusqu'à demander à ceux de devant de s'asseoir. grr. Les gens ont commencé à etre vraiment tous debout pour les rappels. En plus les gradins ils étaient meme pas super confortables (ça faisait mal aux fesses au bout d'un certain temps) donc on était mieux debout.
Impression générale sur les nouvelles chansons : c'est plus atmosphérique, assez trip-hopisant (meme si c'est de plus en plus difficile de coller des étiquettes sur la musique de rh), mais si on accepte de s'y laisser prendre (et je vois pas pourquoi on refuserait) , elles sont vraiment géniales. Et ça reste du radiohead, pas de soucis là dessus. Pour moi, les 3 plus beaux moments du concerts, c'était how to disappear (je savais qu'elle était bien mais je m'attendais pas à me prendre une claque à ce point là. par contre j'ai moyennement apprécié les gens qui tapaient dans les mains au début, ça le faisait pas du tout), nothing to fear/egyptian song (magnifique, flavien me demandait à quoi ressemblait la batterie mais je me rappelle plus. ceci dit si je me rappelle plus c'est que ça devait etre bien) et exit music (dernier rappel, mis à part qq idiots qui gueulent au début, gros silence et les gens qui chantent). Le fou rire du jour c'est thom qui chante "I want me" au début de talk show host. lapsus révélateur ? en tous cas il s'en est rendu compte, et ils ont recommencé la chanson. hehe. kid a est assez délire, elle a un coté très asiatique, on s'est demandé ce que c'était quand on a entendu ça au soundcheck. mais elle est vachement bien, tout est vachement bien de toutes façons :-) everything in its right place est absolument géniale. Elle a résonné dans mes oreilles longtemps après le concert (et meme encore un peu maintenant). Et Thom nous fait une super danse à la fin de la chanson pendant que ed et jonny passent les samples qu'ils ont pris pendant que thom chantait. De toutes façons, Thom était en très grande forme pendant tout le concert. knives out est toujours aussi chouette. j'aime beaucoup l'atmosphère un peu particulière qui règne dans cette chanson. Ils se sont pas mal acharnés sur the tourist au soundcheck, par contre ils l'ont pas jouée au concert donc je suppose qu'il y avait qq chose qui n'allait pas. en tous cas ça s'entendait pas, si ce n'est le "where the heeeleeeuuuh" (ça rend pas bien à l'écrit) hilarant de thom, mais bon c'était fait exprès.
mel était à frejus, elle était au stand t-shirts après le concert.
désolée c'était un peu vrac mais j'essaie de rien oublier. j'ai vu en vitesse pedro, sam et xavier (bonjour tout le monde). et k.ro mais plus longtemps ;-) voili voilou
karine


la première partie: Laika, c'est très bon mais très répétitif... au bout du 5e morceau, j'en avais marre... dommage car ils ont un style bien propre et basé sur des boucles et des sons...

le groupe: aah oui... ils étaient en forme: Jonny toujours aussi légèrement hautain avec un regard se perdant souvent dans le vide, Phil et Coz très soudés martelant les rythmiques, Ed qui prend toujours un visage aussi inspiré quand il fait les choeurs et.... un Thom déchaîné, effectivement: mimiques d'autiste, balancement de la tête tout en chantant, accès de colère à la fin d'Airbag, crooner déglingué sur celles où il pianote et danseur fou sur "national anthem" et "everything in its right place"

le site: très sympa, bonne acoustique, RAS

le public: j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de veaux qui étaient juste venu transpirer un bon coup sur Creep... (mais peut-être est-ce ma manie de mal me placer dans la fosse)... enfin bon... des gonzes qui s'excitent comme des fous sur "No surprises" et restent relativement calmes sur le refrain "My iron lung"... y'a quelque chose qui m'échappe... les cris "Pop is dead, pop is dead" alors que RH s'apprête à entamer un nouveau morceau acoustique... moyen aussi... mais je deviens exigeant...

la setlist: ... le point faible à mon avis... mais là je chipote... mais je trouve que les nouveaux morceaux demandent à être joués groupés car ils dégagent une certaine atmosphère... ça colle limite avec les morceaux d'okc mais entrecoupés de "Bones" ou "Just"... ça colle pas du tout... mais ils n'ont pas trop le choix, ils sont obligés de jouer les hits!

la phrase du jour:
*avant Paranoid Android*
Thom: "Ed, you wanted to say something?"
Ed:"What?"
* Thom grimace*
Ed: "What?.... ooh yeah... the english won tonight and Shearer scored the goal!"
rires
Thom: "So this song is dedicated to the footballers who (il fait mine de s'envoyer un rail de coke dans chaque narine)... ooh, what do I say?"

le morceau du jour: Talk show host!!! extra!
-Oliver


à l'écoute des nouveaux morceaux, je suis pour l'instant partagé entre la déception et l'admiration!
Déçu, pourquoi ? Parce que RH a définitivement rangé son gros son dans une vieille malle (guitares distos de Pablo H et the bends) et j'adorais leur son rock...
Admiratif pourquoi? Parce que je les trouve pour ça hyper courageux, je suis persuadé qu'ils vont perdre beaucoup de fans... en clair: RADIOHEAD NE FAIT PLUS DE ROCK!!! FINI!!! PAS POUR CETTE FOIS!!! Courageux car ils ont dépassé OKC... OKC avait déjà plus ou moins abandonné les grosses guitares (sauf 'Electioneering', qu'ils regrettent d'ailleurs)... Là, non seulement il n'y a plus de gros son, mais y'a plus de structure pop (qui caresse l'oreille dans le sens du poil) FINI LES ENCHAINEMENTS COUPLET/REFRAIN!!!
Il n'y a qu'à les regarder jouer ces nouveaux morceaux sur scène! Jonny tourne plus des boutons qu'il ne gratte et Thom ne gratte plus mais pianote... Coz joue de la contrebasse!
Ce qui donne, pour moi, morceau par morceau:
'Optimistic' : rare exception de chanson encore à peu près structurée... j'ai bien aimé (peut-être parce que c'était la première)... Jonny a un petit riff sypma en son clair morning bell: bof! je ne suis pas fou du chant de Thom qui est sur le Rhodes par ailleurs... Phil a un rythme particulier sur celle-là...
'How to disappear' : MA-GNI-FIQUE... ma préférée du concert!!! le vieux mp3 a un son de chiotte à côté du live d'hier... digne successeur d'"Exit music" (voix en avant, gratte acoustique et bruitages) mais sans structure classique!
'E
veryone the national anthem' : nouveauté chez RH, le morceau pour danser!!! type de morceau inexistant chez RH jusqu'à présent... c'est marrant, c'est du Laika amélioré... riff de basse en boucle (gros groove) et grosse frappe de Phil (magnifique duo basse/batterie), les autres créent juste des textures sonores sur lesquelles se désarticule Thom (qui chante peu)... j'ai bien aimé!
'Kid A' : si mes souvenirs sont bons, très répétitif et basé sur un riff de guitare chinoisant... mouais 'You and Whose Army' : successeur de Karma police en moins formaté! ça commence très dépouillé avec Thom seul au piano (voix très crooner), rejoint par Ed et Coz à la contrebasse... ça finit presque comme "for a minuuute, i lost myself"... cycles d'accords ad lib...
'Knives Out' : petit frère de Paranoid Android... même tonalité et jeu dans les basses et façon de chanter... je commence à aimer... la mélodie reste bien en tête... mieux que le mp3 également! 'Everything In Its Right Place' : Thom au Rhodes pour un morceau très dansant et électronique dans le style "everyone, the national anthem"... je m'attendais à une grosse daube et j'ai bien aimé finalement! le public a peu répondu à ce morceau sauf quand Thom est entré en transe!
'Egyptian song' : Thom au piano et Coz à la contrebasse... je me souviens pas bien... j'ai pas adoré... quelconque...

Je pense que l'album va surprendre mais que les chansons se révéleront par plusieurs écoutes attentives au casque dans le noir... pour résumer l'ambiance de l'ensemble de la couleur des nouveaux morceaux: cave jazzy sombre avec vieux piano et contrebasse... plus fouillé musicalement et du point vue sonore... plus la nouveauté dance transe hypnotique... je pense aussi que l'album sera super arrangé (orchestre de cordes, cuivres, etc... qu'il n'y avait pas en live)...
-Oliver again